Jonathan Franzen - The Discomfort zone
Plus de cinq ans ont passé depuis « Les Corrections » et Franzen n’est semble-t-il toujours pas prêt pour une œuvre du même calibre. « The Discomfort zone », sous-titré « A Personal history », est un petit livre de mémoires qui laisse le lecteur sur sa faim. En premier lieu parce qu’une bonne partie du livre provient d’essais publiés préalablement dans les pages du New Yorker. Franzen s’est contenté de les reprendre – notamment celui concernant son obsession des oiseaux – et de relier le tout par quelques souvenirs d’enfance. Le résultat est un livre bâtard, un peu bancal parce que constamment en rupture. Dès que le récit est sur le point de s’installer, une longue digression vient le perturber, comme si l’auteur cherchait consciemment à faire décrocher son lecteur. Du coup le titre offre une résonance parfaite à cette expérience de lecture particulièrement inconfortable.